Quand on parle de “blockchain”, on imagine souvent une chaîne linéaire de blocs. Mais certains projets ont choisi une structure différente : le DAG (Directed Acyclic Graph, ou graphe orienté acyclique). Des projets comme IOTA, Nano ou Hedera utilisent des DAGs pour organiser les transactions et atteindre des objectifs de scalabilité et de rapidité différents de ceux des blockchains classiques.

Un DAG n’est pas une “chaîne” au sens strict, mais une structure en forme de graphe, où chaque nouvelle transaction peut valider plusieurs transactions précédentes, sans former de cycles.

Qu’est-ce qu’un DAG ?

Un DAG est une structure de données où :

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• Les nœuds représentent des éléments (ici, des transactions).

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• Les arêtes sont orientées, d’une transaction vers celles qu’elle référence ou valide.

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• Il n’existe aucun cycle : on ne peut pas revenir à un nœud en suivant les arêtes dans le sens de la flèche.

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Contrairement à une blockchain où les blocs se suivent dans un ordre strict, un DAG permet plusieurs branches en parallèle, qui se rejoignent progressivement à mesure que de nouvelles transactions référencent les anciennes.

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IOTA et le Tangle

IOTA a popularisé l’idée du “Tangle” :

• Chaque nouvelle transaction doit valider deux transactions précédentes, en les référencant et en effectuant une petite preuve de travail.

• Plus il y a de transactions, plus le réseau progresse, car chaque transaction contribue à sécuriser les précédentes.

• L’objectif initial était de viser des micropaiements IoT, avec des frais très faibles, voire nuls.

Dans cette vision, on sort du paradigme “tout le monde attend que les mineurs construisent un bloc”. Chaque utilisateur qui envoie une transaction participe à la validation du réseau.

Nano, Hedera et autres approches DAG

Nano utilise une structure appelée “block-lattice”, où chaque compte possède sa propre chaîne de blocs, formant un DAG global. Les transactions sont extrêmement rapides, avec des frais quasi nuls, mais reposent sur un mécanisme de vote par représentants.

Hedera Hashgraph, de son côté, utilise une structure de DAG combinée à un algorithme de consensus BFT, avec un conseil de gouvernance composé de grandes entreprises. L’objectif : offrir une infrastructure performante et gouvernée pour des applications d’entreprise, en complément d’autres blockchains de smart contracts évoquées dans nos articles sur les applications de la blockchain.

Avantages potentiels des DAGs

Les DAGs promettent :

• Scalabilité accrue : plusieurs transactions peuvent être ajoutées en parallèle, sans attendre un bloc global.

• Faibles frais : en réduisant les coûts de validation et en exploitant la contribution des utilisateurs eux-mêmes.

• Confirmation rapide : les transactions peuvent être confirmées dès qu’elles sont suffisamment référencées par d’autres.

Ces caractéristiques sont particulièrement séduisantes pour des cas d’usage comme les micropaiements, l’Internet des Objets, ou des applications nécessitant un débit très élevé.

Défis et critiques

Mais les DAGs ne sont pas une solution magique :

• Complexité : la logique de consensus et de sécurité sur un DAG est plus complexe à analyser que sur une chaîne linéaire.

• Centralisation potentielle : certains projets DAG ont eu recours à des coordinateurs ou à des entités centrales pour sécuriser le réseau dans les premières phases.

• Adoption limitée : malgré des promesses intéressantes, les volumes d’utilisation restent souvent modestes par rapport à Bitcoin ou Ethereum.

Des rapports et analyses techniques sur ces architectures alternatives sont disponibles dans la littérature académique et sur les sites des projets concernés. Pour une base de comparaison, tu peux aussi consulter les documents de référence sur les blockchains classiques, par exemple sur : https://bitcoin.org

Conclusion : une alternative expérimentalement intéressante

Les DAGs représentent une alternative intéressante au modèle de blockchain linéaire, avec des promesses fortes en matière de performance et de coûts. Cependant, ils impliquent de nouveaux compromis en termes de sécurité, de décentralisation et de gouvernance.

Pour un investisseur ou un développeur, comprendre les DAGs permet de situer des projets comme IOTA, Nano ou Hedera dans le paysage plus large des technologies de registres distribués, en les comparant aux approches plus classiques et largement adoptées que nous couvrons dans les autres articles de ce bloc.

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Je suis Kevin, créateur de GuideCrypto.fr. Pendant des années, j'ai vu des gens intimider par la blockchain. Pas parce que c'est compliqué – juste parce que personne ne prenait le temps d'expliquer vraiment. GuideCrypto, c'est ma réponse à ça. Des guides qui font sens, sans compromis sur la clarté.

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