Avec la montée en puissance du Proof of Stake (PoS), notamment depuis la transition d’Ethereum vers le PoS, un nouveau mot-clé est apparu dans le vocabulaire crypto : le slashing. Pour faire simple, le slashing, c’est la punition économique infligée aux validateurs qui se comportent mal ou ne respectent pas les règles du protocole.

Si tu participes au staking directement ou via une plateforme, tu es exposé au risque de slashing, même si tu ne t’en rends pas toujours compte. Il est donc crucial de comprendre comment il fonctionne, à quoi il sert et comment limiter ce risque.

Pourquoi le PoS a besoin de punir les validateurs

Dans un système Proof of Stake :

À lire aussi: Ethereum 2.0 et la Transition vers le Proof of Stake

• Les validateurs apportent une mise (stake) en bloquant des tokens pour participer à la validation des blocs.

À lire aussi: Algorand (ALGO) : Pure Proof of Stake et Scalabilité

• Leur pouvoir de vote dépend du montant staké : plus ils ont de tokens en jeu, plus ils ont d’influence.

À lire aussi: Avalanche (AVAX) : Consensus Proof of Stake Révolutionnaire

• La sécurité du réseau repose sur l’idée que les validateurs ne veulent pas risquer de perdre leur mise.

À lire aussi: Ethereum Merge : Le Passage au Proof of Stake Expliqué

C’est là qu’intervient le slashing :

À lire aussi: Proof of Stake vs Proof of Work : quelles différences ?

• Si un validateur triche (double-signature, tentative de réorganisation malveillante, etc.).

• Ou s’il enfreint certaines règles critiques, le protocole peut confisquer une partie de sa mise, voire la totalité dans les cas extrêmes.

Le slashing est donc le pendant, en PoS, du coût énergétique et matériel du Proof of Work : il crée un coût direct à la triche.

Comportements sanctionnés par le slashing

Les comportements sanctionnés varient selon les protocoles, mais on retrouve généralement :

• Double-signature : signer deux blocs conflictuels au même “moment” (équivalent à essayer de maintenir deux chaînes en parallèle).

• Attaques sur la finalité : comportements visant à invalider des blocs déjà finalisés ou à créer de la confusion sur la chaîne canonique.

• Participation à des attaques coordonnées, où un groupe de validateurs tente de manipuler le consensus.

À côté du slashing, il existe aussi des pénalités plus légères (inactivity leak, par exemple sur Ethereum), qui réduisent progressivement la mise d’un validateur inactif ou mal synchronisé, sans constituer un slashing à proprement parler.

Impact du slashing pour les validateurs… et les stakers

Lorsqu’un slashing se produit :

• Le validateur perd une partie ou la totalité de son stake, ce qui peut représenter une somme importante.

• Les validateurs “délégués” ou les pools de staking peuvent répercuter cette perte sur les utilisateurs qui leur ont confié des fonds.

• Le validateur est souvent exclu du set de validateurs pour une période donnée.

Si tu passes par des plateformes de staking ou des pools, il est essentiel de regarder :

• Leur historique de slashing, s’il est public.

• Leur politique en cas de slashing : qui supporte la perte ? la plateforme, le client, les deux ?

• Leur infrastructure et leur niveau de redondance, pour éviter les erreurs techniques (mauvaise configuration de nœuds, double diffusion, etc.).

Comment les protocoles calculent-ils la pénalité ?

Les détails varient, mais les protocoles PoS modernes ont tendance à :

• Proportionner la pénalité à la gravité de la faute : tentative d’attaque majeure = slashing plus important.

• Augmenter la pénalité si plusieurs validateurs trichent ensemble, afin de rendre les attaques coordonnées très coûteuses.

• Combiner slashing et exclusion temporaire, pour éviter qu’un validateur sanctionné ne continue de nuire.

Sur Ethereum, par exemple, la documentation officielle détaille la manière dont les slashing events sont calculés et appliqués. Tu peux en lire les spécifications complètes sur : https://ethereum.org

Réduire le risque de slashing : bonnes pratiques

Pour un validateur ou un opérateur de nœud, quelques bonnes pratiques :

• Éviter les configurations redondantes mal gérées : deux nœuds qui peuvent signer en parallèle avec les mêmes clés peuvent entraîner des double-signatures.

• Surveiller attentivement l’infrastructure : mises à jour, synchronisation, gestion des pannes.

• Utiliser des solutions avancées comme des clients de validation avec protection anti-slashing ou des schémas de signatures distribuées (threshold signatures, voir article 114).

Pour un staker “classique” qui délègue ou passe par une plateforme, il s’agit surtout de choisir des opérateurs sérieux et de diversifier ses positions, comme on le conseille déjà dans notre guide sur les critères de choix d’une crypto à staker.

Conclusion : un garde-fou indispensable au PoS

Le slashing peut faire peur, mais il est au cœur de la sécurité des chaînes en Proof of Stake. Sans mécanisme de punition économique crédible, les validateurs malveillants auraient peu de raisons de se retenir.

En tant qu’utilisateur, le plus important est de comprendre que le rendement du staking n’est pas “gratuit” : il rémunère une prise de risque, notamment le risque de slashing. Bien choisir ses validateurs, diversifier ses positions et privilégier les acteurs transparents te permet de profiter du staking tout en limitant cet aléa.

Partagez.

Je suis Kevin, créateur de GuideCrypto.fr. Pendant des années, j'ai vu des gens intimider par la blockchain. Pas parce que c'est compliqué – juste parce que personne ne prenait le temps d'expliquer vraiment. GuideCrypto, c'est ma réponse à ça. Des guides qui font sens, sans compromis sur la clarté.

Comments are closed.

N°1 pour débuter facilement dans la cryptomonnaie.

Convertisseur crypto

Le site ne fournit aucun conseil en investissement.

Toute décision d’investissement doit être précédée de vos propres recherches et analyses. Investir dans les cryptomonnaies comporte des risques.

© 2026 Guide Crypto. Parce que tout le monde mérite de comprendre les cryptomonnaies.