La tokenomics c’est l’économie d’un token : sa supply, son inflation, sa distribution, ses incitations. Un token avec bonne tokenomics peut valoir millions. Un token avec mauvaise tokenomics devient worthless. Comprendre les mécaniques économiques t’aide à évaluer les projets.
Supply : l’élément clé
Fixed supply : Bitcoin = 21 millions max. Une fois minés, c’est fini.
Inflation : Ethereum émet 2 ETH par bloc (c’est del’inflation, dilution).
Deflationary : burn des tokens réduit la supply (ex : EIP-1559 burn ETH).
Plus la supply augmente, plus la dilution, plus le prix baisse (généralement).
Vesting : la libération progressive
Les fondateurs reçoivent souvent 20% du supply. Mais au lieu de le recevoir tout d’un coup :
— Année 1 : 5% libre, 95% vested
— Année 2 : 10% libre, 85% vested
— Année 4 : 20% libre, 0% vested
C’est pour éviter que les fondateurs dump tout et crash le prix.
Distribution : qui a le token
Une bonne distribution :
— 20% fondateurs
— 30% mining/staking rewards
— 20% investors
— 30% community/airdrops
Une mauvaise distribution :
— 70% fondateurs
— 10% mining
— 20% investors
Les gros holders peuvent dump et crash le prix.
Incitations : pourquoi les gens gardent le token
Un token a besoin de « reasons to hold » :
— Staking rewards (gagne des rendements)
— Governance (tu votes sur les décisions)
— Cash flows (tu reçois une part des frais)
— Utility (tu as besoin du token pour utiliser le protocole)
Un token sans raison pour holder → death spiral.
Death spiral : quand la tokenomics échoue
1. Les gens ne voient pas d’incitations
2. Ils vendent le token
3. Le prix baisse
4. Les stakers se retirent (plus de rendement)
5. Plus de ventes
6. Le prix crash, le protocole mort
Terra (LUNA) a eu une version extrême de ça en 2022.
Conclusion
Une bonne tokenomics prend en compte supply, vesting, distribution, et incitations. Un token viable = inflation contrôlée + bonnes incitations + community engagement. Un token mort = inflation sauvage + pas de raison pour holder.
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