Les stablecoins sont devenus une brique fondamentale de la DeFi : ils servent de “cash” numérique, de collatéral, d’unité de compte, et permettent de s’exposer au dollar (ou à d’autres monnaies) tout en restant on-chain. Mais tous les stablecoins ne se ressemblent pas : on distingue notamment les stablecoins collatéralisés et les stablecoins algorithmiques, avec des profils de risque très différents.

Comprendre cette distinction est crucial si tu utilises des stablecoins comme réserve de valeur, comme collatéral dans la DeFi ou comme pivot pour tes stratégies d’investissement décrites dans nos articles sur les stratégies crypto.

Stablecoins collatéralisés : actifs en réserve

Les stablecoins collatéralisés reposent sur une idée simple :

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• Pour chaque token émis, il existe un collatéral de valeur équivalente (ou supérieure) stocké quelque part.

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• Le collatéral peut être off-chain : dollars sur un compte bancaire, obligations, etc. (ex : USDC, USDT).

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• Ou on-chain : d’autres cryptos déposées dans un smart contract (ex : DAI sur Ethereum).

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La stabilité vient du fait que tu peux, en principe, racheter le stablecoin contre son collatéral. Si le prix du stablecoin baisse sous 1 dollar, des arbitragistes l’achètent pour le racheter contre 1 dollar de collatéral, et inversement.

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Stablecoins algorithmiques : équilibre par incitations

Les stablecoins algorithmiques tentent de maintenir la parité via des règles programmées plutôt que par un collatéral “simple” :

• L’offre de stablecoin est ajustée automatiquement en fonction du prix : si le stablecoin vaut plus que 1, l’offre est augmentée ; s’il vaut moins, l’offre diminue.

• Ces ajustements passent souvent par des mécanismes de burn/mint, de coupons, ou d’interactions avec un autre token d’écosystème.

• L’idée est de créer des incitations économiques pour que des acteurs arbitragistes ramènent le prix vers la cible.

Dans la pratique, plusieurs modèles algorithmiques ont connu des difficultés ou des effondrements spectaculaires, notamment lorsque le mécanisme repose trop sur la confiance dans un second token volatil.

Exemples de risques : depeg et spirales de la mort

Le risque principal d’un stablecoin, quel que soit son modèle, est le depeg : le fait qu’il perde sa parité (par exemple tomber à 0,90 $ ou pire).

• Pour un stablecoin collatéralisé off-chain : le risque vient de la solvabilité et de la liquidité de l’émetteur, de la qualité des actifs en réserve, de la réglementation.

• Pour un stablecoin collatéralisé on-chain : le risque vient de la volatilité du collatéral crypto, des liquidations, des bugs de smart contracts.

• Pour un stablecoin algorithmique : le risque est souvent une spirale de la mort, où la perte de confiance conduit à des ventes massives, qui cassent le mécanisme prévu, entraînant une chute accélérée.

Ces dynamiques ont attiré l’attention des régulateurs du monde entier, notamment lorsqu’un depeg massif peut déstabiliser d’autres protocoles DeFi qui utilisent ces stablecoins comme base, comme nous l’expliquons dans nos articles sur la régulation et le marché crypto.

Impact réglementaire et perspectives

Les stablecoins sont dans le viseur des autorités monétaires et de marché :

• Ils s’apparentent souvent à des monnaies électroniques, ou à des fonds monétaires tokenisés.

• Les cadres comme MiCA en Europe introduisent des catégories spécifiques (e-money tokens, asset-referenced tokens) avec des exigences en capital, transparence, gestion des réserves.

• Certains pays réfléchissent à la coexistence entre stablecoins privés et monnaies numériques de banque centrale (CBDC), sujet que nous abordons dans l’article sur les CBDC.

Pour suivre les évolutions réglementaires, les sites d’institutions comme la Banque de France ou la Banque des Règlements Internationaux sont des points d’entrée utiles : https://www.bis.org

Conclusion : choisir ses stablecoins en connaissance de cause

En pratique, pour un utilisateur ou un investisseur :

• Il est essentiel de comprendre le modèle de stabilité du stablecoin utilisé : collatéral off-chain, collatéral on-chain, modèle algorithmique pur ou hybride.

• La diversification est clé : ne pas tout concentrer sur un seul stablecoin, ni sur un modèle jugé fragile.

• Les stablecoins ne sont pas sans risque : les voir comme du “cash” sans la moindre volatilité est dangereux, surtout lorsqu’ils sont utilisés comme collatéral dans des stratégies leveragées.

Avant de construire des stratégies DeFi complexes, prends le temps d’étudier la documentation du stablecoin, les audits, la gouvernance, et la façon dont il résiste aux chocs de marché. Un stablecoin robuste est une base, pas une option cosmetic.

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